par Jérôme Frizzera-Mogli, coach conseil

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La technologie, c’est de la magie.
Mais de quelle magie parle-t-on ?
Magie blanche ou magie noire ?

Une des parts sombres de la technologie est l’hyperconnexion.

L’hyperconnexion, qu’est-ce que c’est ?

Je suis devenu esclave de ma propre création.
Elle me pourchasse aujourd’hui.

C’est Frankenstein.
Savant docteur, j’ai créé un monstre à 2 têtes.

« Hyper »
« Il ne dort jamais »
Avez-vous déjà essayé de ne jamais dormir ?

« Connexion »
C’est une connexion à la machine et non à la personne. C’est le piège.
Nous nous avons besoin de nous nourrir d’humanité, de chaleur humaine, de sourire.
Avez-vous déjà essayé de vous nourrir de métal et de plastique ?
La créature me pourchasse donc.
Le pire, c’est que je ne veux pas fuir.
Parce que j’éprouve du plaisir.

C’est Pinocchio

Il est sur l’ile aux plaisirs attiré ici par Grand Coquin.
Hyperconnecté – jour et nuit, loisir, travail… Il devient qui ? Plutôt quoi ? Souvenez-vous.

Alors que fait la police ?

C’est la « Loi Travail ».

Droit à la déconnexion ?
Oui belle avancée. Mais c’est à l’entreprise d’appliquer en créant des chartes, « des modes d’emplois internes. »
Je vois deux « mais » :

  1. Le conflit d’intérêt – L’hyperconnexion peut participer à une dynamique de performance.
    Or, l’entreprise cherche la performance.
    Va-t-elle limiter l’hyperconnexion ?
    Il y a les droits et les faits.
    Partir à 17H30 du bureau. J’ai le droit. Mais les faits ?
  2. « L’homéostasie »
    Une charte, ça ne marche pas. Pourquoi ?
    J’ai bien écrit aujourd’hui une charte sur ma consommation personnelle de chocolat :
    « J’arrête de manger du chocolat. »
    Or, aujourd’hui, je continue à manger du chocolat.
    Face à des habitudes « quasi addictives »,  une charte est bien peu de chose pour changer de comportement. J’ai un intérêt personnel – homéostasique – à ne pas changer.

Alors je crois que je me retrouve seul. Au pieds du mur, de l’écran.
C’est moi le responsable  (surtout quand je laisse mes enfants seuls face à l’écran).
Alors oui au droit à la déconnexion.
Mais je poserais une simple question.
Quels sont mes devoirs de déconnexion ?
Envers moi.
Envers les autres (particulièrement si vous êtes parents, managers, professeurs…)
Parce que pas de droit sans devoir.